
BUNDESLIGA 2026-2027 – à la sortie de l’été
1. Dortmund, entre euphorie et sens de la mesure.
12 points, 4v, 0n, 0d, (9:2=+7)
Carton plein du Borussia qui avec quatre victoires en autant de matchs démarre sa saison sur les chapeaux de roue mais ce sans-faute a des airs de trompe l’œil comptable parce qu’au niveau du contenu, il y a redire. Alors devant un début de saison il est vrai réussi, attention à l’emballement de tout l’écosystème jaune et noir qui n’attendait qu’une étincelle pour s’enflammer.
Car, outre une régularité dans la performance, un calendrier favorable, une défense solide, le retour en forme de Serhou Guirassy (2 buts, 2 passes) ainsi qu’un effectif riche, dense et particulièrement bonifié par les recrues signées par Ole Book le nouveau directeur sportif ont suffi pour prendre le commandement de la Bundesliga même le jeu déployé est pourtant loin d’être convaincant. Si les plus optimistes voient déjà les Marsupiaux s’affirmer comme un candidat crédible au titre, les autres, plus mesurés, devinent que les soubresauts d’une saison pourraient sérieusement compliquer les choses. Comme par exemple, les blessures : les récurrentes comme celle qui touche encore Nico Schlotterbeck ou les plus graves comme celle de Giannis Konstantelias, rupture des ligaments croisés lors de son premier match en Bundesliga).
Aussi, pour savoir dans quelle catégorie boxe ce millésime du BVB, rendez-vous est pris le 31 octobre pour un déplacement à Munich pour y rencontrer le Bayern dans son Allianz Arena. Après ce maître-test, qui se déroulera au milieu d’un calendrier chargé forcément riche d’autres enseignements, on en saura un peu plus sur les chances de Dortmund de remporter effectivement la Bundesliga. En attendant, le pragmatique Niko Kovač dispose encore de quelques semaines pour préparer son coup.
Tendance : podium – seconde place.
2. Bayern Munich, pas de repos pour les guerriers.
10 points, 3v, 1n, 0d, (14:2=+12)
Vainqueur difficile de Dortmund lors de la Supercoupe Franz Beckenbauer, tenu en échec par le promu Schalke dès la deuxième journée de Bundesliga (0-0) et enquiquiné jusqu’au bout par l’autre promu Elversberg (1-2), le Bayern Munich a connu une mise en route plus capricieuse que d’habitude. Pas forcément une surprise pour un effectif composé principalement d’internationaux mobilisés par la dernière Coupe du Monde et qui n’a donc eu que très peu de vacances.
Et à ceux qui déjà imaginaient le Rekordmeister à bout de souffle, les Bavarois ont répondu avec trois victoires en quatre matchs, la meilleure attaque, la co-meilleure défense et le co-meilleur buteur du championnat. Pas mal pour un pseudo malade. La principale source d’inquiétude résidant dans les problèmes de santé de Jamal Musiala.
Le calendrier des prochaines semaines est copieux (entre autres, Arsenal en C1, Dortmund en Buli). Ce sera l’occasion pour Kompany et ses hommes de rappeler que le FCB est une des meilleures équipes actuelles du continent et qu’elle compte dans ses rangs des individualités d’exception (Michael Olise, 4 buts, 1 passe, et Harry Kane 3 buts, 1 passe sont actuellement en feu) lui conférant une puissance de feu incomparable sur la scène nationale.
Tendance : champion.
3. Fribourg, l’année ou jamais.
10 points, 3v, 1n, 0d, (12:3=+9)
Début de saison canon pour Fribourg qui pour le moment suit le rythme des meilleurs. Et nous, on pense que cette dynamique pourrait bien perdurer.
En effet, afin de bien figurer dans toutes les compétitions disputées y compris en Ligue Conference, le club de la Forêt Noire a joué cet été la carte de la continuité, conservant une ossature de composée de vrais leaders qui aiment le club (Matthias Ginter, Vincenzo Grifo), de joueurs cadres expérimentés (Philipp Lienhart, Maximilian Eggestein, Jan-Niklas Beste), de jeunes loups qui poussent à la porte, renforcée par des renforts bien ciblés pour constituer un effectif profond où tous les postes sont doublés voir triplés.
Et comme son entraîneur Julian Schuster semble avoir installé un onze type, que sa capacité à marquer sur coups de pied arrêtés est intacte, qu’elle compte dans ses rangs un buteur en confiance (Igor Matanović, 3 buts, 1 passe) et de belles promesses prêtes à passer un nouveau pallier (comme par exemple, l’arrière droit Philipp Treu, l’ailier Derry Scherhant (1 but, 2 passes) ou l’attaquant Yuito Suzuki, 4 buts), cette équipe a de sérieux arguments à faire valoir. Sans oublier une situation financière saine (un haut de bilan excellent) et une académie qui tourne à plein régime : en fait, c’est tout un club qui est prêt à passer à la prochaine étape.
Tendance : qualification pour la prochaine Ligue des Champions – quatrième place.
4. Augsbourg, au rendez-vous.
7 points, 2v, 1n, 1d, (11:6=+5)
Début de saison réussi pour les Bavarois qui répondent aux attentes sur ces premières journées de compétition. Les hommes de l'entraîneur Manuel Baum en ont profité, au soir de la deuxième journée, pour marquer l’histoire du club en le plaçant pour la première fois en tête du classement de Bundesliga. Dommage que juste avant la trêve la défaite concédée à Brême (3-2), après avoir pourtant mené avec deux buts d’avance, soit venue ternir ce premier bilan intermédiaire.
Au rayon individuel, sans surprise, l’effectif dispose de joueurs capables d’aider Augsbourg à passer un cap à l’image des sélections de Finn Dahmen et Hennes Behrens dans la première liste de Jürgen Klopp ou de la réussite actuelle de son buteur Michael Gregoritsch (3 buts).
Reste maintenant à confirmer, pas forcément le plus facile.
Tendance : entre la 8ème et la 10ème place.
5. Bayer Leverkusen, un mutant sur les bons rails.
7 points, 2v, 1n, 1d, (10:5=+5)
Nouvel entraîneur arrivé cet été de Toulouse, l’espagnol Carles Martínez Novell est en train de poser sa griffe sur le Werkself.
Giflé à Elversberg pour ses débuts, et donc sous pression d’entrée car comparé au flop ten Hag, son B04 a su inverser la tendance en se reprenant de manière convaincante tant dans le jeu que dans les résultats.
L’ancien formateur passé par la Masia a redistribué les cartes et a instauré une nouvelle hiérarchie pour organiser son onze type autour d’un 4231 aux accents hispanophones.
La défense a trouvé de la stabilité avec Facundo Medina et le nouveau latéral gauche Miguel Gutierrez (1 but, 3 passes) ferait presque oublier son prédécesseur l’incroyable Alejandro Grimaldo. Au milieu, le nouveau double pivot, Aleix Garcia et Ezequiel Fernandez, régule le trafic alors que le jeu offensif est de la responsabilité d’un Ibrahim Maza, enfin installé en confiance comme meneur de jeu. Devant, les ailiers Moussa Diaby et Afonso Moreira sont chargés de dynamiter les flancs adverses et Patrik Schick de la mettre au fond (4 buts, 1 passe). Christian Kofane (2 buts) étant parfait comme joker d’attaque.
Simple mais une volonté revendiquée d’être équilibré, cohérent, attrayant et efficace. Beau programme.
Avec la Ligue Europa et la Pokal à disputer, on regardera avec intérêt s’il y a rotation ou pas. Si l’ambition du club reste de retrouver la Ligue des Champions, il y a encore du travail pour y parvenir.
Tendance : cinquième place.
6. Mayence, sans fioriture.
7 points, 2v, 1n, 1d, (10:6=+4)
Du classique pour le M05 qui demeure une équipe difficile à manier, compacte, solide et tactiquement prévisible avec un 352 des familles qui n’est finalement que du très classique pour qui suit le travail de l’entraîneur Urs Fischer.
Particularité de ce début de championnat, Mayence s’est imposé deux fois à l’extérieur mais n’a pas encore gagné dans sa Mewa Arena (1n, 1d).
Son duo d’attaque, Phillip Tietz (4 buts) - Sheraldo Becker (2 buts, 3 passes) fait des étincelles alors que Ransford Königsdörffer piaffe sur le banc et que Benedict Hollerbach est de retour après sa blessure au tendon d’Achille. Et comme Nadiem Amiri (0 but, 0 passe) n’a pas encore retrouvé la bonne carburation, on se dit que les Mainzers qui ne disputent pas cette saison de Coupe d’Europe pourraient bien avoir le profil d’une équipe poli à gratter.
Et pour les curieux, on vous suggère de suivre le défenseur central Fabio Gruber qui découvre la Bundesliga et qui nous avait tapé dans l’œil en 3.Liga du côté de Verl : droitier et complet (au duel, jeu de tête, dans la construction), il a confirmé la saison dernière à Nuremberg et continue sa folle ascension puisqu’il est maintenant international...péruvien (bien que né à Augsbourg, il joue pour le pays de sa maman).
Tendance : 6ème place.
7. Elversberg, un promu qui décoiffe.
7 points, 2v, 1n, 1d, (8:7=+1)
Vainqueur de ses deux premiers matchs contre deux institutions du championnat (contre Leverkusen et à Mönchengladbach) et tombé avec les honneurs face au grand Bayern (1-2), Elversberg a réussi ses débuts en Bundesliga et donc finit de légitimer sa présence parmi l’élite avec talent.
Et surtout avec la même philosophie de jeu ambitieuse, décomplexée et attrayante que celle qui lui a permis de gravir quatre à quatre les échelons du football professionnel outre-Rhin. Une réussite qui ne surprend qu’à moitié ceux qui suivent les divisions inférieures du football allemand (en sport, on n’est jamais sur de rien, même ici…) et qui oblige les autres à devoir dorénavant apprendre à placer ce petit village de Sarre sur la carte.
Maintenant que ses adversaires sont prévenus, l’effet de surprise sera moindre. Cependant, on croit toujours fermement ce club où joue le breton Florian Le Joncour (troisième défenseur central, il a déjà découvert la Buli et devrait voir ses minutes augmentées au fil du présent exercice) capable de se maintenir.
Mentions spéciales au gardien Nicolas Kristof dans l’aventure depuis la Regionalliga Sudwest, au milieu Felix Keidel qui en a profité pour découvrir la sélection allemande A, à l’espoir Maurice Krattenmacher qui retrouve des couleurs sous son nouveau tricot (3 buts), au français David Mokwa (2 buts) qui s’adapte bien au niveau demandé en Bundesliga et au classieux Lukas Petkov (1 but, 1 passe) qui ne devrait pas manquer de prétendants aux prochains mercatos.
Tendance : maintien, 11ème place.
8. Werder Brême, la divine surprise !
7 points, 2v, 1n, 1d, (8:8=0)
Pour nous, la vraie surprise en ce début de nouvelle saison de Bundesliga se nomme, pour le moment et de loin, Werder Brême.
Sortant d’une très mauvaise saison, avec un jeu offensif proche du néant et déçu par le recrutement mitonné par des dirigeants sous haute pression financière, on faisait/fait partie des sceptiques au moment d’évoquer la réussite d’une équipe dont on ne donnait pas cher de la peau avant le coup d’envoi du 30 août dernier. Et encore moins après la claque reçue dès la première journée après un déplacement à Fribourg (4-1). Et comme le football est parfois un sport magique, les Werderaner ont répondu en signant trois matchs positifs consécutifs (2v, 1n). À l’image d’un Marco Grüll, ailier métamorphosé (2 buts, 4 passes) et méconnaissable même pour ses propres supporters !
Symboles d’un mercato estival finalement réussi, et ce contre toute attente : le retour aux affaires d’un Niclas Füllkrug en pleine cure de jouvence (3 buts, ce qui lui permet déjà d’égaler son meilleur bilan depuis la saison 2023-2024), les découvertes Youri Regeer (un milieu estampillé Ajax Amsterdam, parfait pour jouer au ballon) et Chuki (2 passes, arrivé libre de Valladolid en Liga 2 espagnole) ou la bonne pioche Karl Hein, gardien estonien en prêt ici l’année dernière et qui a bien l’étoffe d’un bon numéro un.
Architecte numéro un d’un football séduisant par moments, l’entraîneur Daniel Thioune n’est pas encore au bout de ses peines avec, par exemple, la cascade de blessés qui frappent son effectif avec notamment la perte de Jens Stage, meilleur joueur des deux dernières saisons (retour pas avant 2027) ou celle plus récente de Salim Musah (cuisse, au moins 4 mois), attaquant espoir.
Rarement, on a été aussi content de se tromper dans nos évaluations de pré-saison car le peuple vert et blanc mérite assurément de retrouver le haut du classement et pourquoi pas les joies d’une compétition continentale. Attention quand même seulement quatre journées ont été disputées et l’ampleur de la déroute en amical il y a quelques jours (7-0 contre Twente) appellent à la prudence.
Tendance : maintien, 12ème place.
9. RB Leipzig, loin du compte.
6 points, 2v, 0n, 2d, (9:5=+4)
C’est une entame décevante pour un RBL branché pour le moment sur courant alternatif : implacable à domicile (8-0 sur les deux victoires) et piteux loin de ses bases (1-5 pour deux défaites).
Pour un club qui ambitionne de jouer les premiers rôles, on est loin du tableau de marche idéal. Pour le moment, la greffe Martin Demichelis ne prend pas et pire le football intense qui est la marque de fabrique du RB semble avoir disparu.
L’entraîneur argentin dispose d’un groupe où les leaders ne sautent pas aux yeux : si les défenseurs Willi Orban, 33 ans, et David Raum tiennent encore à peu près leur rang, au milieu et en attaque les blessures et les méformes laissent un vide inquiétant. Pas de relais, pas de patron, une perte d’identité collective. Les clignotants ont viré au orange.
Et le calendrier à venir étant costaud, on devine que les Saxons s’apprêtent à vivre de prochaines semaines plutôt compliquées. La révolution culturelle prônée par l’entraîneur argentin a-t-elle déjà du plomb dans l’aile ? Brajan Gruda, Christopher Nkunku et Christopher Baumgartner seront-ils les guides attendus ? Antonio Nusa (2 buts, 2 passes) va-t-il prendre du galon ? Autant de questionnements pour un club à la croisée des chemins. La suite s’annonce passionnante, surtout pour un club aussi détesté par le reste du football allemand...
Tendance : 7ème place.
10. Eintracht Francfort, les travaux devraient durer.
5 points, 1v, 2n, 1d, (9:10=-1)
C’est un début de championnat très mitigé pour les Aigles qui avaient déjà connu une pré-saison décevante : avec sept buts lors des deux premières journées de Bundesliga, la priorité du moment est facile à imaginer.
Revenu au club pour remettre de l’ordre après une saison chaotique, et après avoir constaté que le seul succès, obtenu à Mayence (1-3), l’a été avec une défense centrale à 3 éléments, Adi Hütter devrait changer l’organisation de sa défense et passer à 5 derrière, système qui a la préférence du capitaine et défenseur central Robin Koch. Étant entendu qu’il ne touchera pas à son double pivot en milieu de terrain, cet entraîneur expérimenté devra alors sacrifier un joueur offensif à choisir parmi : Jonathan Burkardt, Younes Ebnoutalib, Ritsu Doan ou Can Uzun. Un problème de riche donc. Réponse samedi à Leipzig.
Après un mercato estival des plus agités (des mouvements en veux-tu en voilà, 6 arrivées, 16 départs, des transferts ratés, des départs avortés, des joueurs déclassés, d’autres exfiltrés en prêt, une direction sportive sur la sellette), les relations au sein du club notamment quand on évoque le directeur sportif Markus Krösche sont complexes pour ne pas dire tendues. Ce qui forcément n’aide pas à ramener la sérénité pourtant nécessaire au moment de traverser ces premières secousses.
Malgré une restructuration d’effectif encore inachevée, Francfort dispose pourtant dans ses rangs d’excellents footballeurs, avec un fort potentiel offensif et des problèmes de stabilité défensive à régler. Une feuille de route simple en apparence mais qui devrait encore agiter l’Eintracht pendant plusieurs mois.
Tendance : 9ème place.
11. Schalke 04, un enthousiasmant retour en Bundesliga.
5 points, 1v, 2n, 1d, (3:4=-1)
Assurément, Schalke 04 n’est pas un promu comme les autres. Voir et entendre la Veltins Arena pousser derrière son équipe contre le Bayern (0-0) pour le premier match de la saison à domicile a rappelé à toutes et tous, s’ils en doutaient encore, ce que jouer à Gelsenkirchen signifie et le derby du 05 décembre prochain contre Dortmund, l’ennemi intime, sera à n’en pas douter un des grands moments de la saison. Une Bundesliga avec Schalke, c’est quand même mieux.
Les premières impressions sont bonnes : après avoir vite appris de sa lourde défaite inaugurale à Augsbourg (3-0 et un carton rouge), le S04 a signé une victoire et deux clean sheets dont un point arraché de haute lutte à l’ogre munichois. Autant dire que la défense est aujourd’hui la base de travail prioritaire pour se maintenir dans l’élite.
Avec un entraîneur Miron Muslić conscient des limites et des qualités de son effectif, un plan de jeu clair pour un 3-4-2-1 structuré, compact, intense, pressant et misant sur une récupération haute, un état esprit soudé et solidaire sans oublier la capacité de l’académie à sortir de jeunes joueurs talentueux restant à développer (par exemple, le milieu de terrain Luca Vozar comme dernière pépite) sont d’autres arguments militants pour la réussite de l’opération maintien.
Et un conseil à inscrire d’urgence sur vos tablettes : Soufiane El Faouzi, un milieu de terrain central que l’on suit depuis la 3.Liga et Alemannia Aachen, et que l’on croit capable de jouer à très haut niveau.
Tendance : maintien, 14ème place.
12. Paderborn, de la suite dans les idées.
4 points, 1v, 1n, 2d, (3:5=-2)
Pour un promu donné relégué à chaque preview d’avant-saison, c’est un début de parcours satisfaisant avec un premier point engrangé dès le premier match (qui plus est à l’extérieur en plus, à Mayence où ça n’est jamais facile) et une première victoire obtenue dès la quatrième journée (aux dépens d’un Hoffenheim européen). Un soulagement précoce donc qui ne peut que être bénéfique pour la suite des évènements.
Sans complexe, Paderborn qui a conservé l’ossature de l’équipe ayant arraché son accession après des barrages victorieux face à Wolfsbourg, avance en Bundesliga avec l’idée ambitieuse de pratiquer autant que possible le jeu de possession qui lui a réussi à l’étage inférieur. Fidèle à une défense centrale à 3 éléments, l'entraîneur Ralf Kettemann ajuste à présent ses dispositifs à l’adversaire (343, 3142, 352). Sans surprise, c’est le compartiment offensif qui est la source d’inquiétude d’un projet de jeu aussi offensif qu’entreprenant.
Pour eux, on espère se tromper.
Tendance : relégation, 17ème place.
13. FC Cologne, à la recherche de la bonne formule.
4 points, 1v, 1n, 2d, (6:9=-3)
Après un bon départ (victoire devant Hoffenheim en ouverture, 3-2), Cologne a ensuite dérapé avec un bilan défensif désastreux (9 buts encaissés) et une défaite amère contre Hambourg, un concurrent direct au maintien qui n’avait connu jusque là que la défaite. Malgré des progrès évidents dans la tenue du ballon par rapport à la saison dernière, les erreurs individuelles et un manque de maîtrise au milieu plombent les ambitions louables de pratiquer un jeu plus attrayant. Un secteur en particulier concentre unanimement les critiques : les coups de pied arrêtés défensifs (4 buts encaissés), avec une vulnérabilité criante sur corner.
Et comme si ça ne suffisait pas le compartiment offensif s’est dangereusement dépeuplé durant un match amical inutile pendant la trêve internationale avec les blessures de ses avants-centres Thijs Dallinga, meilleur buteur actuel avec 2 buts (genou, out jusqu’à la fin de saison), et Ragnar Ache (cuisse, retour éventuel en novembre).
C’est donc peu dire que l’entraîneur René Wagner est sous pression avant un derby contre Mönchengladbach qu’il est dans la quasi-obligation de remporter puisque la direction lui demande expressément des résultats.
Attention au trop d’impatience d’un club qui semble déjà prêt à changer d’entraîneur.
Tendance : 13ème place.
à suivre : Hoffenheim, Stuttgart, Hambourg, Union Berlin, Mönchengladbach
Rwano Breizh